CycleHarmony

Avant, quand mon corps ne m'appartenait plus

J'ai toujours fait attention à moi. Alimentation, sport, sommeil. Je pensais tout contrôler. Jusqu'à mes 22 ans, quand j'ai franchi la porte d'une gynécologue pour la conversation sur la contraception. Le discours était rassurant : « La pilule, c'est ce qu'il y a de mieux. Efficace, sans danger. » À 22 ans, on ne remet pas en question ce que dit un médecin. Alors j'ai fait confiance.

Et c'est là que tout a basculé. Changements d'humeur. Tristesse sans raison. Libido disparue. J'avais l'impression d'être devenue quelqu'un d'autre, quelqu'un que je n'aimais pas vraiment. J'ai consulté. Encore et encore. Les réponses ? Toujours les mêmes.

« C'est normal, madame. » « Cette nouvelle génération refuse la pilule alors que des femmes se sont battues pour l'avoir. » Les plaquettes se sont enchaînées. Les effets, eux, sont restés. Et avec eux, quelque chose de plus lourd : la certitude qu'il n'y avait pas d'autre option. Que je devais choisir entre ma santé mentale et une grossesse non désirée. Et porter ça toute seule.

Avant la symptothermie

Le déclic

Mars 2020. Le monde s'arrête. Moi aussi. Je lis beaucoup, avec une certitude : si le monde médical n'allait pas m'aider, j'allais devoir prendre les choses en main moi-même.

Et c'est là que je découvre la symptothermie, une méthode d'observation quotidienne du cycle basée sur des biomarqueurs réels : la température corporelle et la glaire cervicale. Pas une approximation calendaire. Une lecture précise, mesurable, et scientifique. Reconnue par l'OMS et enseignée selon un protocole rigoureux, notamment par la méthode SENSIPLAN qui affiche un indice de Pearl de 1,8 en utilisation courante - supérieure à la pilule.

Ce que j'ai ressenti en découvrant ça ? De la colère. Pourquoi personne ne m'en avait parlé ? J'en parle alors à mon copain. Après lecture des études, il est entièrement partant, sans hésitation. Il va jusqu'à me proposer de suivre la formation avec moi : ce soutien-là, je ne l'attendais pas à ce point. Et c'est lui, autant que la méthode, qui m'a donné le courage de sauter le pas.

Le moment du déclic

Ce que j'ai compris ensuite

J'arrête les hormones. Les effets secondaires disparaissent progressivement. Je me réveille sans cette tristesse. Je ressens à nouveau du désir. Je comprends pourquoi j'étais à bout certains jours et débordante d'énergie d'autres. Mon copain connaît très bien mon cycle maintenant - souvent, il repère certains signes avant moi. Pour la première fois, la contraception n'est plus uniquement ma responsabilité : elle est devenue la nôtre. Ça fait maintenant 6 ans et nous n'avons jamais été aussi épanouis.

Quand j'ai commencé à en parler autour de moi, deux choses m'ont frappée. La confusion d'abord : « C'est la méthode Ogino. » « Tu vas tomber enceinte. » La méthode Ogino repose sur le calendrier, c'est une approximation. Alors que la symptothermie repose sur des signaux biologiques réels, observés chaque jour. Ce n'est pas la même chose, du tout. Et puis, derrière cette confusion : des femmes qui souffrent en silence, convaincues qu'il n'existe pas d'alternative. Il était donc évident pour moi de partager cette liberté.

Comment ? J'ai démissionné de mon ancien poste d'ingénieure en pollution des sols, pour me former, accompagner, et surtout transmettre. Mon passé est resté : il est là dans chacun de mes accompagnements, dans la rigueur et le refus de survoler. Mais il coexiste avec quelque chose que l'ingénierie ne m'avait pas appris : la volonté d'aider toutes ces femmes qui souffrent, parce que je l'avais moi-même vécu.

Une femme libérée de la contraception hormonale

Si tu te reconnais dans cette histoire, même un peu : tu es probablement au bon endroit.

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